La nature

” La nature est le plus grand et le plus merveilleux des temples du Seigneur, surtout par temps sec. ” Tuirevi Hillikainen, pasteur, dans Le cantique de l’apocalypse joyeuse, Arto Paasilinna

S'il n'était rien…

” S’il n’était rien, ou presque rien, s’il n’avait pas la moindre idée d’où il venait ni où il allait, ni pourquoi il vivait, ni ce qu’il était censé faire […], s’il était, de surcroît, ballotté par des forces qu’il ne savait nommer mais qui étaient la solitude, la tristesse, la nostalgie, la colère, la

La télévision est l'Antéchrist

” La télévision est l’Antéchrist, mon cher Daniel, et je vous dis, moi, qu’il suffira de trois ou quatre générations pour que les gens ne sachent même plus lâcher un pet pour leur compte et que l’être humain retourne à la caverne, à la barbarie médiévale et à l’état d’imbécilité que la limace avait déjà

De ces lieux…

” De ces lieux, de ces choses qu’on n’a pas même à choisir, ils sont là et depuis si longtemps qu’on ne peut qu’y diriger ses pas, si bien que l’on n’a pas à décider, l’on ne décide de rien… ” Michèle Desbordes, Un été de glycine

La ville comme un mal de ventre…

Il lit cela dans Noir, de Robert Coover : ” La ville comme un mal de ventre. Le cauchemar urbain comme l’expression de la vie effroyable et vile des organes internes. Les sinistres gargouillis des entrailles. Voilà pourquoi nous construisons les villes de cette façon. Voilà pourquoi nous les aimons telles qu’elles sont même quand

S'établir

Il faut s’établir à l’extérieur de soi, au bord des larmes et dans l’orbite des famines, si nous voulons que quelque chose hors du commun se produise, qui n’était que pour nous. René Char, Nous avons Commune présence

Ma mémoire me quitte…

“… ma mémoire me quitte, je deviens un étranger à moi-même mais bientôt je ne le saurai même plus, alors tout sera bien, je ne serais plus mon histoire, les mots qui me racontent à moi-même qui me font émerger du chaos m’auront abandonné… ” Jean-François Haas, Dans la gueule de la baleine guerre

Enfants…

” Il nous est arrivé à tous de voir quelque chose, enfants. Certains en sont restés les yeux trop ouverts, d’autres en ont gardé le corps trop gros, ou la tête trop floue… ” Fred Vargas, Dans les bois éternels