Ralentir – travaux

closeUne année au moins est passée depuis la publication de ce billet qui peut donc contenir des informations un peu datées.

Les plus assidus auront remarqué que le rythme de Face Ecran peine à retrouver sa vitesse de croisière. Je crains qu’il n’en soit ainsi pour plusieurs mois. Deux raisons à cela :

  • l’équipe Bibnum de la BUA vient de perdre temporairement 1/4 de ses effectifs : l’une des personnes qui m’accompagnent suit cette année une formation qui lui tient à coeur (ce dont je suis ravi), mais son absence crée une redistribution nécessaire du travail qu’elle effectuait, vers le reste de l’équipe. Quand on aura dit qu’en l’occurrence, le travail à se répartir, c’est la gestion du SIGB, coeur de nos outils informatiques, on aura fait comprendre que ce n’est pas une mince affaire (heureusement, Aleph est une bonne machine qui tourne bien) ;
  • nous avons devant nous quelques gros projets qui s’annoncent chronophages, et réduiront d’autant le temps disponible pour en parler ;

Par ailleurs, il y a autre chose, beaucoup moins conjoncturel : j’ai de plus en plus de doutes sur l’utilité d’un tel blog. Depuis les débuts de De Tout Sur Rien (maintenant éteint), suivi de Face Ecran, je considérait mon blog pro comme un outil permettant de participer, modestement, aux évolutions des bibliothèques et du métier de bibliothécaire.

Je commence à m’interroger très sérieusement sur la capacité des bibliothèques à évoluer. J’ai l’impression qu’à de rares exceptions près, ça discute de tous les côtés, ça réfléchit, ça pense, mais ça ne bouge pas beaucoup, réellement. On colloque, on réunionne, on lit, on fait des discours d’intention, on fait je ne sais pas quoi, mais on ne bouge pas beaucoup dans un monde qui va à toute vitesse, et où nos usagers et leurs pratiques s’éloignent de plus en plus de nous.

En conclusion, j’ai l’impression que l’énergie mise dans ce blog n’a servi à rien. Et je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique.

Bref. Attendez-vous à ce que Face Ecran en arrive à un rythme de parution plus qu’épisodique.

PS : l’énergie disponible, je crois bien qu’elle sera consacrée à Face Terres… histoire d’être sur des choses vraiment importantes

29 thoughts on “Ralentir – travaux

  1. Période de doute pour ma part aussi …. moins sur la capacité des bibliothécaires à évoluer mais plus sur la capacité des bibliothécaires qui portent le discours de la “bibliothèque hybride” – dont je fais partie – à s’ouvrir sur toute la communauté des bibliothécaires et notamment les moins à l’aise sur cette question. Nos blogs, notre veille partagée via twitter ou le bouillon, nos collaborations sur bibliopedia …. ne s’adressent au final qu’à une communauté d’initiés, qu’à une ultra minorité de collègues. Ce qui ne fait que renforcer le fossé et j’avoue être assez mal à l’aise avec cela.

    Au final nos collègues bibliothécaires sont-il réellement incapables d’évoluer ou est-ce nous, le club des zhybrides” qui sommes incapables de nous adapter ?

    Quand je pense que l’on parle de remplacer biblio.fr par un réseau social ….

    1. @lionel : suis beaucoup moins charitable que toi, sur la question du pourquoi.
      Je pense qu’il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…

  2. “Je pense qu’il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…” ça marche autant pour le zhybride que pour le bibliothécaire lambda 🙂

    1. Pas faux mais où ont été les efforts d’adaptation jusqu’à présent ?

      De plus, mes doutes dépassent largement le 2.0 et le numérique et tout ça…

  3. Si on veut être utiles les tutoriels (je pense à Lully) ou les retours d’expérience (je pense à Angers) me paraissent opportuns.
    Les débats, tout ça, je doute de l’efficacité du réseau pour avancer depuis qu’il est très fréquenté. Du coup, je me félicite que les sites que j’apprécie restent visités par les volontaires qui sont peu nombreux (sinon ça part en sucette). “Internet” me déçoit depuis que c’est un mass média (comment je parle comme un vieux con :).
    Je ne nous vois pas comme des évangélistes, nous sommes des “early adopters”, pour reprendre E. Rogers, et le fait que nous nous sentions isolés est inhérent à notre démarche. Dès fois on se plante (techno inutiles ou inadaptées), dès fois on a des pressentiments justes. Mais en fait on fait tout cela parce qu’on aime bien cet aspect de notre travail.
    De plus la fréquence de publication d’un site ne me parait pas être un élément déterminant : le rss est là pour me signaler la parution d’un article et je préfère en voir peu mais qui m’intéressent plutôt que 3 ou 4 par semaine pour un sujet pertinent par mois.
    Du coup j’ai envie de dire à Daniel : publie peu (comme je comprends ça !) mais continue quand tu sens un truc intéressant à nous le signaler. Ou de nous parler de ce que vous faites chez vous qui est novateur. Si tu n’aides pas la communauté des bibliothèques, tu me rends service en me montrant que bien isolé, je ne suis pas le seul à me triturer les méninges entre information et technologies. Et je suis sûr que je ne suis pas le seul (sinon je te l’accorde, ça vaut pas le coup 🙂
    Donc à bientôt sur ce site, dans une semaine ou dans un mois ou dans un an, le temps et l’espace n’existent pas sur le Réseau comme dans la vraie vie.

  4. Daniel je me permets de repondre sur ton blog puisque ça a l’air d’être la nouvelle façon de communiquer des zhybrides… Et ça m’éviter d’aller poster 3 fois le même commentaire 😉

    @daniel, @liberlibri, @lionel

    Mon com’ ira dans le même sens que celui de Willy, mais je me manifeste quand même : je suis engluée dans un quotidien de gestion de bibliothèque qui n’a plus grand chose à voir avec le métier de bibliothécaire. vos blogs, vos tweets, les zhybrides c’est ma solution pour ne pas sombrer et devenir une bibliothécaire acariâtre. Je ne suis quasiment jamais d’accord avec toi mais au moins tu as le don de me hérisser et de me remettre en question…

    @lionel aussi : peut être la barre a-t-elle été placée trop haut ?

  5. Bonjour

    Je suis jeune diplomée en métiers du livre, (d’avance toutes mes excuses pour la naïveté de ma contribution !)
    J’imagine que maintenir ce type de blog doit demander un investissement en temps tout à fait conséquent. C’est un exercice devant lequelle je suis admirative.

    Pour moi, la lecture assidue de la biblioblogosphère a été et reste un élément extrèmement important de ma formation, une UE officieuse mais centrale. Certe, j’ai peut-être une orientation plus particulièrement “zhybride”, mais j’ai constaté que mes collègues aussi la suivaient.

    Alors évidemment, nous ne somme pas encore intégrés professionellement, encore moins en position d’imprimer notre marque sur les bibliothèques. Mais les biblioblogs, Bibliopédia, le Bouillon sont des laboratoirs d’idée qui nous aident à devenir des professionels ancrés dans leur temps, au fait des évolutions sociotechniques, dotés d’une vision renouvelée des mission des bibliothèques et du (des) métier(s) de bibliothécaire.

    Par contre, je me demande avec Lionel Dujol si les biblioblogs sont les meilleurs outils de communication à destination de l’ensemble de la communauté professionelle en poste. Le média utilisé filtre le public, et le blog est d’abord suivi de ceux qui pratiquent la veille professionelle sur le web, utilisent un aggrégateur… Bref, vous risquez de préchez pour votre paroisse.

    J’imagine bien que ça n’a rien d’évident mais peut être faut il essayer d’investir les canaux “traditionnels” de diffusion au plus grand nombre (le BBF, la collection Bibliothèques du cercle de la librairie…) pour faire connaitre à la communauté professionelle la prodution des laboratoirs d’experimentation que sont les blogs…
    C’est à dire finalement faire de la médiation.

    1. Bonjour Lola.

      Il n’y a pas de contribution naïve, il y a des contributions, ou pas… C’est déjà énorme de contribuer… Je réponds sur ta remarque à propos des canaux “traditionnels” (que, entre nous, il est très facile d’investir) : que voit-on passer dans ces canaux ? Rien. Du blah-blah, les nièmes débats battus et rebattus. Ces canaux ont participés à faire que les bibliothèques soient là où elles en sont (i.e. sacrément dans les choux), je vois franchement mal comment maintenant, ces canaux pourraient s’avérer l’arme fatale pour sauter dans le présent (tu auras remarqué que je ne parle pas du futur)…

      Par ailleurs, je vois deux problèmes à utiliser ces canaux morts (la métaphore fluviale est parfaitement indiquée) :

      – un problème de temporalité : entre la soumission d’un article papier à une revue, et sa parution papier puis éventuellement en ligne, les réseaux ont avancé de 6 mois et c’est une éternité dans le temps des réseaux. De fait, constitutivement, les canaux traditionnels ne peuvent qu’être en retard ;

      – un problème d’apprentissage : parler du numérique (les blogs, le net, Facebook, etc) sur du papier à des gens qui te lisent sur du papier, c’est un peu comme… visiter la Lune sur un guide du Petit Futé… Tu vois ce que je veux dire ? Il te manque tout, les impressions physiques, le ‘faire’, le ressenti. Les outils numériques (je reprends mon image préférée, désolé) c’est comme le vélo : personne n’apprend à faire du vélo dans un livre… Il faut faire, en vrai, pour comprendre.

      Bref. Je salue ton optimisme, mais je suis beaucoup plus pessimiste. Je pense qu’il y a un désintérêt profond, dans le monde des bibliothèques, pour la réalité – ce qui inclut évidemment les réseaux, mais pas seulement. Du coup, tu peux faire toute la médiation que tu veux, ça ne marchera pas : on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif…

      1. Bonjour Lola

        Jamais un intervenant n’est naïf. Comme le dit Daniel : il participe (ou pas).
        Et, sur les blogs (dans les réseaux sociaux), c’est bien cette participation qui est nécessaire. Voire essentielle.

        Je suis d’accord avec toi, Lola, lorsque tu précises que la blogosphère est primordiale…
        Que ce soit pour l’apprenant, ou pour le collègue apprenant. (Oui, on en apprend tous les jours 😉 )
        Car ce que l’on sème maintenant, dans la blogosphère, sert ou servira plus tard de matériaux de construction. (de réflexion, là, c’est certain !)

        On parle d’un terreau.

        Daniel, tu sembles croire qu’il s’agit d’autre chose. Mais est-ce bien le cas ?

        Si on y regarde à deux fois, on s’aperçoit que les blogueurs devisent seul (ou en solo).
        Et il me paraît normal qu’ils aient le sentiment de prêcher dans le désert.

        Or, on se fatigue à prêcher dans le désert. (quand on se croit seul)

        Par chance (*) nous, bibliothécaires, avons le Bouillon qui rassemble les blogueurs (visités) dans une sorte de journal communautaire.

        Bien sûr, il y manque la cohérence et les thématiques d’un vrai journal, mais, au moins, on a le goût d’un embryon communautaire.

        (*) je dis par chance : je précise chance du réseau de posséder un bibliothécaire curieux de “pipes”, hein ! Et des veilleurs prêts à partager leurs lectures… ce qui est une vraie chance.

        Toutefois, cela n’enlève pas le sentiment de solitude (solitude = pessimisme & utilité de ce blog, affichés dans ce billet ?)

        Mais peut-on changer toute une profession par une seule voix ?

        Surtout en étant prophète de malheur ! 🙂

        Et là, Daniel, tu sembles oublier quelques points cruciaux dans la problématique “avenir des bibliothèques”.

        D’abord, le Net et sa dématérialisation indiquent clairement la fin du document physique livre, CD, DVD. (La fin du livre, pour des gens qui lui ont tout donné ! 🙁 )
        Ce qui invitent certains à en déduire – de manière erronée – la fin des bibliothèques !
        Pour demain…

        Mouais, on en reparle dans 10 ans de la fin du livre. 🙂
        D’autres, à l’arrivée de la télé, ont claironné la fin du cinéma, mais c’est bizarre le cinéma continue à vivre. Mieux qu’une télé affadie, à un point… abyssal.

        Je crois aussi qu’on pourra reparler, longtemps, de la fin des bibliothèques. Même après l’éventuelle disparition du papier. Mais c’est là un autre sujet.

        Autre point : si les bibliothécaires se réunissent aujourd’hui (de manière massive et assidue), il faut encore se pencher sur l’hier, pour s’apercevoir qu’il y a un mouvement de fond depuis quelques années. Et si les formations se multiplient, c’est pour répondre à un besoin.

        Besoin de connaissances ? Ou besoin de se rencontrer ?
        Je n’ai jamais autant rencontré mes voisins collègues qu’au travers des formations.

        Bien sûr, tu peux t’inquiéter de ne pas voir jaillir aussitôt des bibliothécaires hybrides dès la fin de la formation. Sauf que monter des blogs, des projets de ce type, ça ne s’improvise pas si on les souhaite durables / intéressants / utiles.
        Pour toi, dans le bain hybride, c’est facile… mais pour d’autres, l’informatique reste décourageante et ingrate.

        Dernier point, qui moi me rends optimiste pour l’avenir des bibliothèques :

        L’arrivée de Lola sur ton blog.

        Oui, l’arrivée de la nouvelle génération de bibliothécaires formés avec le Web.
        Là, tu as un message fort.

        Même si elle t’indique ce qu’elle connaît le mieux (BBF, Cercle de librairie), elle est là ! 🙂
        A te répondre.

        Tu peux en tirer la conclusion du média périmé, trop lent… ou aller chercher ce qui est dit en sous-jacent : document fini, réunion de pensées éparpillées (sur plusieurs blogs) en un seul “livre/journal” (fichier PDF)… afin de constituer une bibliothèque numérique visible.
        Et de référence.

        Mais tu as quand même raté l’essentiel. A peine diplômée, elle est là. Chez toi.

        🙂

        Bien cordialement
        B. Majour

          1. Optimisme ?

            Moi, devant le verre à moitié vide ou à moitié plein, je deviens réaliste.

            Quand le verre est fini, je vais me resservir :o)
            B. Majour

  6. Je comprends et partage, en partie, tous ces questionnements. Pour qui, pour quoi. Un élément: ça dépend aussi du contexte. Autre élément: ça dépend de la “masse critique”. Sais pas combien vous êtes dans vos institutions, mais dans ma boîte, si sur 80 bibliothécaires, il y en a 4 qui ont “envie de faire bouger les choses”, et d’une manière qui aille dans le sens de “un meilleur service blabla pour les users”, c’est beaucoup… Ma conclusion: je continue de bloguer parce que ça me permet de garder une espèce de “contact” et aussi de rassembler mes idées, sinon j’essaie de me consacrer à 100% à ma fac et à mes utilisateurs…

  7. Bonjour,

    Je me manifeste à mon tour. Je n’ai pas grand chose de rare à ajouter, je me sens assez proche de Lola. Je suis une toute jeune porfessionnelle de l’info-doc, en juillet dernier après ma formation j’ai décroché mon 1er poste en tant que responsable du centre de doc d’une école d’ingé, le retard était énorme et l’équipe toute petite (3 personnes avec moi) ces 2 personnes n’avaient pas l’habitude de travailler autour des TIC. N’ayant pas autour ou au dessus de moi de personnes ayant le même métier que moi et s’intéressant au tournant actuel de l’info-doc, le bouillon, les zybrides… êtes ma bouée de secours, ma formation continue, le moyen de rester en contact avec ce que j’aime le plus dans mon métier… Je crois que les nouveaux professionnels, sortant actuellement de formation sont prêts à faire évoluer le métier, les bibliothèques (ou moi seulement…) en tout cas nous avons (j’ai) besoin de votre expérience, de débats… Alors moins d’articles d’accord (je n’ai jamais le temps de tout lire… 🙂 ) Mais des articles encore!!!!
    Bonne continuation

  8. Bon. Une 23e contribution ne sera pas essentielle, mais je me lance quand même. S’il fallait un titre, et si c’était un article pour le BBF, ça s’appellerait “L’effet Papillon” et ça serait dédié à Daniel Bourrion, et qu’il s’estime heureux parce que si j’avais choisi de lui dédier une chanson ce serait beaucoup plus douloureux qu’une simple lecture. Je suis au moins aussi pessimiste que lui, mais je vous livre ma citation préférée qui me sert sur à peu près tout, et qui devrait d’une manière ou d’une autre permettre de prolonger un peu plus longtemps la durée et l’intensité de Face Ecran ou alors j’en perds mon slavon d’église (proverbe authentiquement zoulou, je tiens à le préciser) : “Si tu avances, tu meurs, si tu recules, tu meurs, alors pourquoi tu recules?”.

    C’est vrai qu’on est tous sans doute plus lents qu’à Angers. Mais comment savoir ce qui se prépare dans les compactus des plus réfractaires d’entre nous? Vous ne savez pas ce que vous allez déclencher avec vos battements d’ailes de papillons angevins;-). Pour changer le rapport de force (4 vs 80 est un rapport de force somme toute assez courant dans les bibliothèques actuelles, non?), on sait bien que cela nécessiterait de modifier radicalement et simultanément formats, statuts, épreuves de concours et programmes de formation. Autant dire des siècles de réformes timides et tâtonnantes au rythme où les affaires sont conduites, ce sur quoi parient d’ailleurs la plupart de nos “boulets”, moins innocents qu’il y paraissent. Une seule solution pour prendre tout le monde de vitesse : l’approche virale. Presque tous les soirs, j’ai besoin d’une bonne dose de Face écran, de Bibliothèque=Public ou de Marlène’s corner pour avoir le courage de retourner travailler en bibliothèque (en BU en plus, c’est aggravant). Il faut aussi des lecteurs pour faire un livre. Et ils ne finissent pas tous écrivains. Pitié pour les médiocres prosateurs que nous sommes : on s’applique, c’est promis, et dans l’immédiat ça prend du temps. Mais il est à peu près certain que la contamination portera ses fruits ailleurs. Les blogs documentaires, et Face Ecran parmi les plus efficaces, sont d’excellentes solutions prosélytes, qui permettent d’envisager à court termes un rapport de force plus flatteur au sein des établissements. Sans oublier les complices “de l’intérieur”, les lecteurs, qui sont aujourd’hui d’excellents “sparring partners” pour qui a envie d’améliorer son “gauche” et son jeu de jambe. Peu importent quel média, dans l’immédiat les blogs, nous aurons besoin longtemps encore d’avoir des nouvelles fraîches et régulières du “front”, et d’aiguiser nos arguments en puisant dans les facéties rhétorico-bibliothéconomiques de vos blogs. Je comprends votre dépit, mais une bonne camomille (pour la sérénité) suivie d’un excellent verre de Savennières La Roche aux Moines de Madame Laroche (pour la vivacité) (en vente à la Maison des Vins de Loire d’Angers d’ailleurs, si mes souvenirs sont bons) devraient contribuer à vous ramener vers des pensées moins sombres. Vous avez contribué à plusieurs à modifier un élément capital pour l’amélioration de nos services : vous avez transformé l’esprit de compétition et esprit de contribution. Ca donne envie de partager nos propres expériences ou découvertes. Et quand on n’en a pas tellement (pour l’instant), ça donne envie d’essayer. C’est ENORME, non ?

    Bon, cela étant, j’avais dit en préambule que la 23e contribution n’apporterait pas grand chose. C’est chose faite. Je retourne travailler, mais que je ne vous y reprenne pas à rechigner, parce que mon prochain commentaire sera en bas latin, et il paraît que c’est aussi moche aux oreilles qu’une dédicace en chanson.

  9. Bonjour Daniel, je pense que les biblioblogs et tout ce bla-bla sont très utiles au contraire. Digital migrant, j’ai beaucoup appris en vous lisant tous. Je vois beaucoup d’évolution dans le monde des BM. A chaque formation Bib 2.0 à laquelle j’assiste, un Bib Hybrides ou autre nous présente de nouveaux exemples de bib qui innove et à chaque fois c’est un peu grâce à la biblioblogosphère. Alors certes les changements sont lents car nous sommes obligés à nous former sur le tas, que sensibilisés à votre discours nous passons du temps à faire passer le message à nos élus, collègues, cheffaillons…Les nouvelles missions des bibs nous forcent à devenir des informaticiens, laisse nous le temps d’arriver ! Je suis persuadé que la révolution est en marche. La démographie est avec nous, de jeunes “cons-ervateurs” arrivent aux manettes. Alors poursuis ton œuvre monacale et ne lâche rien !
    Toftaky

    1. Moi je ne pense même plus que la démographie est avec nous, parce que je pense que ce n’est pas une question d’âge, et que je croise plein de jeunes vieux et de vieux jeunes.

      Mais c’est bien d’y croire encore, petit scarabée 🙂

  10. Au delà du fossé grandissant entre bibliothécaires hybrides et bibliothécaires “classiques”, que ressent une partie de la profession, je pense surtout qu’il y a un fossé grandissant entre un grand nombre de bibliothèques et le reste du monde. La baisse de fréquentation serait liée à “l’évolution des usages” lit-on partout. Ces “nouveaux usages” sont devenus un mot-valise. Il faudrait, entends-t-on dans les réunions, que les bibliothèques intègrent cette évolution des usages à leurs pratiques. Le mot-valise est pratique, on sous-entend que tout le monde sait de quoi on parle, inutile de détailler. Pourtant dans les faits, dans bien des endroits, le coeur de métier semble rester le catalogage, le rangement des rayonnages et l’accueil du public, douchette à la main. Il y a même des bénévoles qui trouvent normal de bouquiner pendant les “permanences”.
    Où sont donc les nouveaux usages? Tout le monde sait-il vraiment de quoi on parle en réunion quand on évoque ces derniers? Je présente sur mon blog quelques photos qui reflètent l’évolution réelle des usages. Aucune n’a été prise dans une bibliothèque.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *